Ces tricoteuses et tricoteurs de petits bonnets vont vous épater !

19 novembre 2020
Petit bonnet innocent : ces tricoteuses sont étonnantes

Ces tricoteuses et tricoteurs sont de vrais héros ! Découvrez leurs portraits... © Nadia B/ Jimmy Tricotin / Morgane L

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Chaque année, elles font partie des milliers de petites mains qui tricotent des bonnets en laine pour l’opération « petit bonnet, bonne action » lancée par innocent au profit des Petits Frères des Pauvres. Découvrez vite les portraits de ces tricoteuses et tricoteurs hors du commun qui ont créé des ateliers tricot en un tour de main, convaincu des copines de se lancer ou encore monté une véritable communauté virtuelle !

Morgane a monté une communauté de tricot virtuelle

Petit bonnet innocent : Morgane a monté une communauté de tricot virtuelle

Morgane (à gauche) est l’une des co-fondatrices du groupe privé Cyber Tricoch'thé sur Facebook. © Morgane L

Morgane est l’une des co-fondatrices du groupe privé Cyber Tricoch'thé sur Facebook. Avec 5-6 de ses amies, elle a réussi à fédérer une véritable communauté : aujourd’hui ils sont plus de 510 membres ! En 7 ans, les membres ont fait envoyer plus de 70 000 petits bonnets qui sont venus réchauffer le cœur des aînés isolés accompagnés par les Petits Frères des Pauvres. « Nous avons de tout dans le groupe, des jeunes, des retraités, des hommes, des femmes, qui sont dans toute la France », détaille Morgane. 

« Nous y échangeons des astuces, des photos, des modèles... De belles amitiés sont nées et nous tricotons toute l’année dans la convivialité et le goût du challenge grâce à un compteur que nous tenons à jour avec le nombre de bonnets envoyés par chaque membre » ajoute-t-elle.

Une belle aventure !

Patricia a lancé un atelier tricot pour les personnes démunies

Un atelier tricot et papotage dans Paris

Un atelier tricot et papotage dans Paris pour créer du lien. © Jean-Louis Courtinat.

« J’ai toujours aimé tricoter et créer. J’ai lancé l’atelier « Tricot Papotage » en mai 2014, avec des personnes en grande précarité accompagnées par l’équipe d’accompagnement vers le Logement des Petits Frères des Pauvres du 11e arrondissement de Paris », décrit Patricia, 59 ans, qui fait elle-même partie des personnes accompagnées par cette équipe.

« Le but de cet atelier est d’aider les gens à sortir de l’isolement, qu’ils se rencontrent, qu’ils créent du lien, qu’ils reprennent confiance en eux », précise Patricia. « Pour moi, c’est une façon de renvoyer l’ascenseur. Cela revalorise ! », affirme-t-elle. 

Chaque 1er mercredi et 3e mercredi du mois, de 14h à 16h, une quinzaine de participantes se réunissent pour y tricoter solidaire. En ce moment, on y tricote avec ardeur des centaines de petits bonnets mais on y fait aussi des plaids pour les sans-abris ou des gants pour les plus démunis.

Au-delà d’être solidaire avec cette opération, Patricia est une citoyenne engagée. Elle a récemment fait partie des 150 citoyens qui ont participé à la Convention citoyenne du Climat et a donc été reçue à l’Elysée.

Infos pratiques : Atelier « Tricot Papotage », chez les Petits Frères des Pauvres au 19 cité Voltaire, 75011 Paris, 5e étage. (Par mesures sanitaires, les ateliers sont momentanément suspendus mais les tricoteuses continuent de s'activer chez elles).

Jimmy, un jeune tricoteur engagé sur ses réseaux sociaux 

Petit bonnet innocent : Jimmy, un jeune tricoteur engagé sur ses réseaux sociaux

Jimmy n'hésite pas à mobiliser sa communauté sur ses réseaux sociaux. © Jimmy Tricotin

En recherchant une opération qui lui permettait d’allier tricot et solidarité, Jimmy a découvert « Petit bonnet, bonne action » l’année dernière et depuis, « c’est devenu un évènement à ne pas rater. ». 

Il s’y est donc lancé à cœur perdu en participant à des cafés tricot pour innocent mais surtout en invitant sa communauté sur ses réseaux sociaux à se mobiliser avec des tutoriels, des photos, des vidéos en direct...  « Cette année, j’ai tricoté une quinzaine de bonnets. Ce que je me dis, c’est que moi j’en fait un peu mais je vais tellement motiver ma communauté à en faire, que ça va faire des bébés bonnets qui vont encore faire des bébés bonnets ! Quand je vois toutes les photos que j’ai reçues, tout ça parce que j’ai partagé l’évènement, c’est top ! Cela ne sert à rien que j’en fasse 800 et que je poste juste une photo pour que les gens me félicitent. Je préfère en faire 15 en direct, filmer le tutoriel en montrant la pelote, comment monter une maille, imprimer l’étiquette, déposer le colis… »

Pour Jimmy, il est important de s’engager à son échelle pour briser l’isolement des aînés aujourd’hui et penser aussi à changer les mentalités des citoyens de demain… « C’est une sorte de passage de relai, moi je passe le message aux gens car parmi mes followers il y a beaucoup de parents qui se mettent au tricot. Si leurs enfants ont vu leurs parents faire ça, peut-être que ce seront eux qui viendront m’emmener à la mer lorsque je serai vieux ! Il n’y a pas que les dons financiers, on peut faire des dons de soi car cela va générer cette espèce de petite flamme. », clame-t-il.

À 100 ans, Marie-Claude continue de tricoter

Petit bonnet innocent : À 100 ans, Marie-Claude continue de tricoter

Centenaire, Marie-Claude tricote depuis le début de l'opération. © Petits Frères des Pauvres

Depuis le début de l’opération en 2006 avec innocent, Marie-Claude n’a pas relâché ses aiguilles pour tricoter des petits bonnets en laine. Encore maintenant, à 100 ans, elle ne compte pas s’arrêter et tricote toujours des centaines de bonnets chaque année aux côtés des Petits Frères des Pauvres.
 
« Au début, je tricotais une dizaine de bonnets, que j’apportais moi-même au siège des Petits Frères des Pauvres à Paris », se rappelle-t-elle. Aujourd’hui, c’est l’une de nos plus fidèles tricoteuses… En 14 ans, elle a tricoté des milliers de bonnets. 
 
Ses créations rivalisent d’imagination : « il n’y en a pas deux pareils ! Je change les motifs, les couleurs, les associations… ». Elle travaille par série de dix, qu’elle trie par thème : « il y a par exemple, une série sur les rouges et blancs, une série sur les verts… ». Sans oublier les pompons, qui demandent un soin particulier pour être bien ronds, bien fournis…
 
Depuis, même si elle regrette d’avoir « ralenti le rythme » de sa production, Marie-Claude tricote chaque année plus de 300 bonnets… Merci à elle pour sa fidèle mobilisation !

Nadia, une bénévole tricoteuse volontaire et motivée !

Petit bonnet innocent : Nadia, une bénévole tricoteuse volontaire et motivée !

Nadia est une fidèle tricoteuse qui est aussi devenue bénévole. © Nadia B.

Nadia a commencé à tricoter des petits bonnets au crochet il y a 8 ans. Une opération qu’elle adore… « Je ne me lasse pas des petits bonnets. C’est formidable d’assembler des couleurs, de donner suite à son imagination, la convivialité que cela peut entraîner et la fierté de finir un bonnet. Dès qu’on a fini, on le pose sur la table et on l’admire (rires). Personnellement, c’est ce qui me fait du bien. C’est la reconnaissance du petit bonnet ! Sans parler de l’utilité… » s’enthousiasme-t-elle.
 
Notre fidèle tricoteuse a même réussi à convaincre des amies, des voisines ou des tricoteuses d’un club de se lancer dans l’aventure ! « Cet été, j’ai participé à un club de tricot qui se tenait dans un café en Normandie. J’ai proposé de faire des petits bonnets et les trois dames ont adhéré à l’opération. Forcément, on a toutes des restes de laine planqués sous un lit, dans une boîte à chaussures… Ensuite, elles sont retournées à leur ouvrage. Mais c’est ça qui fait l’intérêt de la chose, on peut faire un super beau bonnet avec des restes de laine, des boutons, des morceaux de feutrine, ce qu’on a sous la main car je vous assure que nous avons toutes du stock ! ».
 
Depuis un an, Nadia est même devenue bénévole pour l’opération « Petit bonnet, bonne action » auprès des Petits Frères des Pauvres. Elle déballe les cartons de bonnets, trie, compte les créations et enregistre les coordonnées des tricoteuses. Un grand bravo pour son investissement !
 
 
 

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