Il n’y a pas d’âge pour revivre des sensations oubliées !

| les petits frères des Pauvres | 03 Jun 2015


Lorsque nous lui demandons de nous raconter ses dernières vacances avec les petits frères des Pauvres, un sourire éclaire le visage de Geneviève M : quinze jours avec nos accompagnateurs bénévoles pour se ressourcer et vivre des moments d’évasion qui lui manquent tant durant l’année ! Car à 86 ans, Geneviève vit seule dans son petit appartement toulousain dont elle ne sort plus que très rarement depuis qu’elle est en fauteuil roulant. « Chez moi je suis entourée de livres mais je ne peux pas les lire car je ne vois plus. Je passe toute la journée assise dans mon fauteuil, à attendre », confie-t-elle dans un soupir… Avant de retrouver tout son entrain à l’évocation de son séjour.

« Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos journées sont bien remplies ! ». À dix heures, tout le monde est prêt pour une journée de découverte. Au programme durant cette quinzaine : visite des villes d’Amiens et de Beauvais et de leur patrimoine, virées sur les marchés de la région… Et puis la mer !
Au Tréport, c’est l’occasion pour nos vacanciers d’admirer les célèbres falaises, avant de descendre sur la plage. « C’est si agréable de prendre l’air, de respirer… ». De l’air iodé dans les poumons et du soleil dans les cœurs : chaque journée délivre à nos Vieux Amis son lot de sensations oubliées, de celles qu’ils ne pensaient parfois ne plus jamais revivre.

Et quand vient le soir, des activités sont proposées à chacun, toujours dans un esprit convivial et fraternel. Au gré des affinités qui se nouent durant le séjour, certains s’adonnent à la pétanque, d’autres discutent avec animation. Pour Geneviève, ce sera l’occasion de renouer avec le jeu de dames et surtout de se promener dans le parc avec Maryse, une bénévole qui, comme elle, vient de Toulouse.

« J’étais déjà allée dans le Morbihan avec les petits frères des Pauvres il y a deux ans, et ces moments sont comme une délivrance. Pendant ces vacances, je me suis sentie très entourée. Le souvenir que j’en garde, c’est celui d’être dans la vie ! », conclut Geneviève. Gageons que cet été, elle revivra avec le même plaisir ces instants si précieux !